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Kendo Bordeaux
Un art du sabre

Un art du sabre

Développé à partir des techniques de sabre utilisées par les Samurai sur les champs de bataille au Japon médiéval (le Kenjutsu), le Kendo est un art martial, une escrime au sabre, qui associe éléments sportifs et éléments philosophiques.

Le kendo moderne aurait commencé a être codifié au XVIIIe siècle, par Naganuma Sirozaemon Kunisato. Il imposa le sabre en lame de bambou ou shinai, mais aussi un équipement de protection ou bogu, composé d’une cuirasse et d’un casque particulier. Alors nommé « Gekiken », cet art martial visant à améliorer l’individu par la pratique du sabre devint particulièrement populaire au sein de la société Japonaise.

Temporairement interdit pendant la Seconde Guerre Mondiale, le Kendo retrouva ses lettres de noblesse en 1952, avec la création de la All Japan Kendo Federation, et est désormais pratiqué par plusieurs millions de personnes à travers le monde.

La France est le 1er pays européen en nombre de licenciés.

L’influence zen

Le kendo s’appuie sur la notion zen fondamentale du « vide de l’esprit », qualifié de mushin en japonais. Cet état favorise l’action instinctive (dégagée de la nécessité de la pensée et du contrôle de l’esprit) à même de faire gagner de précieuses secondes dans une situation d’opposition.

Ce concept trouverait aussi une application dans le quotidien des kendoka qui, au dire de beaucoup, parviennent plus aisément à faire face à une situation inédite ou inattendue.

Une pratique pour tous

Le kendo est pratiqué aussi bien par les hommes que par les femmes, les entraînements (keiko) étant généralement communs. Des compétitions féminines sont organisées, mais il n’est pas rare de constituer des équipes mixtes lors de championnats.

Grâce aux protections et à l’absence de contact physique violent et de chute, le kendo peut se pratiquer à partir de 5 ou 6 ans et jusqu’à plus de 80 ans.

Il n’existe pas de catégorie de poids et les pratiquants ne portent aucun signe extérieur de leur grade.

La compétition

Les combats ou shiai se disputent en trois points maximum (Sanbon shobu) sur une durée de cinq minutes à l’intérieur d’une aire de combat (shiai-jo) de 11 m de côté.

Le vainqueur est le premier à marquer deux points avant la fin du temps réglementaire, ou celui qui a marqué un point à la fin du temps. En cas d’égalité et en match individuel, une prolongation (encho) a lieu, sans limite de temps, jusqu’à ce qu’un des combattants marque un point.

Les sorties du shiai-jo, la perte du shinai, les comportements violents ou inadaptés, sont sanctionnés par un avertissement (hansoku). Deux hansoku donnent un point à l’adversaire

Ces règles générales peuvent être adaptées (notamment la durée) selon les formules de compétition et l’âge des compétiteurs.

Le système de grade en Kendo

En 1902, le Dai Nippon Butoku Kai (organisation mise en place en 1885, par le gouvernement  japonais afin de compiler, promouvoir et codifier les systèmes et disciplines martiales) instaure une classification au sein du kendo, pour l’essentiel encore appliquée aujourd’hui.

On distingue six grades ou kyu chez les débutants, et dan ou degrés chez les plus expérimentés.

Les Kyu (débutants), du 1er Kyu au 6ème Kyu : rokyu, gokyu, yonkyu, sankyu, nikkyu, ikkyu.

Puis, le pratiquant devient Yudansha (gradé), en obtenant ses Dan, du 1er au 8ème : shodan, nidan, sandan, yondan, godan, rokudan, nanadan, hachidan.

Parallèlement aux « dan » il existe une échelle de titres d’enseignants: « Renshi », « Kyoshi » et « Hanshi », le titre de Hanshi (Maître) étant le plus élevé.

L’obtention de ces titres honorifiques, attribués en vue de l’exercice d’une fonction d’instructeur, reste fonction du talent, de l’habileté à commander et à juger les individus, mais aussi de la contribution apportée à l’évolution de la discipline.

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